« Le logiciel libre a été un élément moteur de la révolution en Tunisie et s’y implante durablement »

Le logiciel libre a été un élément moteur de la révolution en Tunisie et s’y implante durablement, a constaté sur place son plus ardent défenseur.

Par ÉLODIE AUFFRAY Correspondante à Tunis

Chassé-croisé. Jeudi 3 mai, alors qu’atterrissait à Tunis le prédicateur Youssef Qaradawi, star de la chaîne Al-Jezira et énième personnalité religieuse à parcourir le pays, un autre type de conférencier terminait sa mission : l’Américain Richard Stallman, initiateur du mouvement des logiciels libres. Un moment important pour la visibilité de la communauté «libre», très active pendant et depuis la révolution tunisienne. Stallman, c’est «le gourou des logiciels libres»,s’enthousiasme la banderole accrochée sur la scène du palais des sciences de Monastir.

«L’objectif du mouvement, a détaillé ce hippie numérique au parterre de jeunes informaticiens et de professeurs, c’est que tous les programmes, tous les utilisateurs soient libres. Il y a quatre libertés essentielles : exécuter le programme comme tu veux, étudier et modifier le code source, redistribuer des copies exactes et redistribuer des copies modifiées.»

Le programme libre «se développe sous le contrôle des utilisateurs et par la somme de leurs décisions»«le programme privateur instaure un système de colonisation numérique, qui maintient les victimes divisées et impuissantes», poursuit Stallman, dans un français travaillé. Et de détailler les «portes dérobées» et autres «appâts» développés par les «privateurs» : Sony, Amazon, ou Windows, accusés d’avoir vendu des technologies de surveillance au régime de l’ancien dictateur Ben Ali.

Pas simplement technique: «C’est une question éthique, sociale et politique», assène-t-il.

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