À l’agora de la démarche journalistique et anthropologique, la karama inchallah

Pendant près de 3 mois, j’ai sillonné la Tunisie, la quasi-totalité de ses gouvernorats. Je réalisais un projet personnel dans le cadre de ma formation en anthropologie, à l’Université Laval, au Québec. Au cœur de mon séjour, les rencontres, les échanges avec les citoyens des quatre coins du pays. C’est porté par vos paroles que j’ai réalisé cette traversée, à la recherche d’un sens à ce mot dignité que vous avez porté dans les rues, aux oreilles de la dictature benaliste que vous répugniez. Aujourd’hui, après ma trop brève incursion dans votre quotidienneté, je ne peux m’empêcher de vous souhaiter à tous la karama inchallah…

Mon séjour en Tunisie débuta le 3 mai, à Carthage, banlieue nantie de Tunis, la capitale. Ici, la richesse est exposée. Cette Tunisie maquillée de bleu et de blanc est toujours bien mise, pour les touristes et les opulents du coin. De Carthage, on se rend facilement à la Marsa, autre point de chute prisé des vacanciers. Je côtoie pendant mes premiers jours cette Tunisie aux allures splendides, cette Tunisie coquette qui cherche visiblement à plaire et à dépayser ces étrangers, mais sans ne jamais trop exagérer. J’avais découvert ce que n’était pas la Tunisie — celle qui ne tend qu’à faire rêver des rives de la méditerranée et du sable blanc qui embrassent les flots. Car au-delà de cet exotisme séduisant, il y a la vie vraie qui bat son plein, à quelques kilomètres de ces banlieues chics de la capitale, des banlieues attrayantes – peut-être – mais artificielles, encore faille-il le reconnaître… Le tourisme en Tunisie est indispensable à l’économie du pays : donc, oui, le tourisme, mais à quel prix…?

Je ne suis pas journaliste, non, je vous assure. Je suis anthropologue. Je ne parle pas arabe, non… J’aimerais beaucoup, mais vous savez, ce n’est pas si facile… Je viens du Québec… Ah oui, vous avez de la famille là-bas!

L’avenue principale de Menzel Bouzaiane s’est vidée en ces heures de grandes chaleurs qui obligent chacun à s’assoupir. Certains vieux, comme on les appelle ici, dorment à même les abords des rues étroites et peu nombreuses de la petite municipalité, leurs habits empoussiérés par les balayures du vent – et du temps. Le silence apparaît être quasi imperturbable. Même les vaches et les poulets – pourtant habituellement jacasseuses — sont tranquilles à cette heure-ci. La halte de la vie.

Mais le calme de Menzel Bouzaiane ne saurait être que temporaire. Car du chômage, ici, il y en a – et avec lui, de nombreux autres enjeux et problèmes se posent d’eux-mêmes. Une manifestation de chômeurs traverse l’avenue principale. Je me faufile à travers eux : si près, je peux lire toute leur lassitude et leur exaspération face à l’existence qu’ils mènent ici. L’ennui est quotidien. Entre le café, Internet et la sieste, rien – sinon le temps qui passe. Et la détresse, certaine. Car sans gagne-pain, que peut-on se permettre d’espérer? Il y a ces jeunes femmes qui, cumulant depuis leur jeune âge des biens divers à l’occasion de leur éventuel mariage, sont contraintes de mettre en veille ce rêve qu’elles se représentent, et ce, par manque de pognon. Et sans mariage, il faut oublier les enfants… Bref, c’est tout un plan d’avenir qui se retrouve mis en veille.

Elles sont généreuses ces jeunes femmes qui me prennent par la main pour me faire découvrir leur municipalité, leur quartier, leur famille. Parfois, me racontent-elles, elles se retrouvent entre elles dans les maisons pour regarder les télés-séries à la télévision. Mais elles avouent trouver le temps long, bien souvent, car ici, les occupations manquent… Nos confidences de jeunes femmes sont interrompues, car comme il se fait tard, certaines doivent rentrer afin de préparer le dîner de leur époux, dont la journée de travail s’achève… Je les observe reprendre le chemin vers la maison, comme tous les soirs…

Les vieux sont rassemblés au café ou sur les abords des routes, discutant. Il me faut les entendre concernant la révolution, la karama… Certains me repoussent : « Va parler aux jeunes! Nous, on ne sait rien, on est vieux… On va bientôt partir… On n’a rien compris… Va, va voir les jeunes! » D’autres acceptent de discuter, patiemment, m’offrant le thé. C’est d’ailleurs l’odeur de cette boisson chaude, cette odeur des feuilles de menthe qui marquera de nombreuses rencontres et oh combien de paroles partagées!

Sidi Bouzid, mise à l’avant-scène lors de l’insurrection en raison de l’importance notoire rattachée à la figure de Mohamed Bouazizi et à son récit de vie, m’apparaît bien las de cette révolution dont je veux encore leur parler… Le chômage, ici, frappe encore fort. Les cafés en sont de véritables baromètres; bondés, ils expriment le marasme qui hante tout le pays, des endroits étant particulièrement névralgiques au regard d’autres, un peu plus avantagés, pourrait-on se risquer à affirmer. Des vendeurs ambulants constellent l’avenue principale. On y vend les mêmes produits que partout à travers la Tunisie. J’achète les fraises réputées de la région à un marchand et je me surprends moi-même à projeter en lui la figure de Mohamed Bouazizi — comme quoi le symbole s’est réellement imposé… Sur l’avenue principale, une énorme photographie de celui-ci a été disposée, car pour plusieurs, il représente celui qui aura permis aux Tunisiens de se soulever pour leur dignité. Les mains disposées vers le ciel, le martyr semble veiller sur les gens d’ici – et d’ailleurs…

L’arrêt à Sbeïtla en me rendant à Kasserine est indispensable, et ce, car j’ai promis de visiter la mère d’un ami tunisien séjournant à Québec. Ici, on ressent toute la détresse des gens et la négligence dont ils furent victimes des années durant. La pauvreté frappe – me frappe. Les cafés, une fois de plus, sont bondés de jeunes gens venus comme à l’habitude discuter. Que peuvent-ils bien se raconter? Et tous ces hommes entre eux, qu’échangent-ils dans leur univers exclusivement masculin? Les rues sont gorgées de commerçants, vendeurs de melons et de bananes comme de parfums; le boucan qui en résulte prouve la vivacité des gens du pays.

De retour au Québec, c’est cette musicalité des artères qui me manquera le plus…

Bonjour, je cherche quelqu’un afin de répondre à quelques-unes de mes questions concernant la révolution…

J’ai prononcé le mot avec réticence. C’est que maintes fois depuis mon arrivée, on m’a fait sentir toute la lourdeur que l’on impute à ce terme venu d’ailleurs. « Ils ont dit que nous avons fait une révolution… mais quelle révolution? Tout est pareil! ». Mais elle acceptera quand même, cette jeune femme d’une boutique installée dans une rue du minuscule centre-ville de Sbeïtla, localité à quelques kilomètres de Kasserine. Et pendant plus d’une heure, elle répondra à mes questions en me rappelant constamment à quel point elle est heureuse de pouvoir enfin exercer son français – dont elle n’a de cesse de s’excuser. Car à Sbeïtla, elle le dit, « les touristes ne viennent pas ». Elle est belle, cette Refka, avec ses grands yeux qui n’ont rien de triste, mais qui portent un regard très réaliste, dur sur le quotidien des gens de sa municipalité. Ici, pas de développement de projets, pas d’opportunités d’emplois, pas de divertissements. Que l’ennui. Là – c’est-à-dire au sein des grandes villes tunisiennes dans lesquelles elle ne se rend que trop rarement –, elle se sent jugée par ses confrères du seul fait qu’elle est originaire de l’une des terres intérieures du pays. Elle condamne cette attitude.

« Mais moi, j’avais un projet : je voulais ouvrir un centre d’appel ici, pour que les jeunes puissent travailler » qu’elle me dit, « mais le jour où je suis allée déposer la demande, il y a eu des manifestations en lien avec la révolution et on m’a accusée d’être avec le RCD comme j’allais porter une lettre qui lui était adressée… ». Refka est troublante : troublante de vérité dans sa candeur. Et le rendez-vous du soir bouleverse tout autant. Car à mes côtés, à la table, de jeunes hommes scolarisés en situation de chômage ou exerçant un boulot qui n’a rien à voir avec leur formation professionnelle. Et ils me parlent de leurs amis, partis pour étudier à l’étranger et qui ne reviendront peut-être pas, que passer quelque temps durant les vacances estivales… Ils aimeraient, eux aussi, tout quitter en direction de l’ailleurs. Mais tout quitter, c’est se séparer de sa famille, de ses amis, de son quartier, de son café habituel… Une réalité qui est loin d’être facile, mais qui est – pour plusieurs – de loin préférable à ce que leur réserve la vie ici, à Sbeïtla. Dans un grand rire qui ne sert qu’à occulter la détresse qui le ronge et qui me laisse pantoise, l’un des garçons me lance : « vous, là-bas, votre vie est facile, mais nous, notre vie, elle est difficile, tellement difficile! ». Je ne terminerai pas mon assiette et je verserai une larme en observant cette femme qui nous reçoit chez elle et qui a laissé partir ses enfants vers un autre continent, il y a de cela des années déjà, heureuse qu’ils aient cette chance, certes. Ce sacrifice de mère est toujours douloureux et il transparaît ici, entier, dans cette femme posée devant les photographies de ses enfants qui ornent le meuble du salon, parti à l’étranger, et face à ceux qui rêvent de les rejoindre, loin d’une misère qui devient trop affligeante.

Kasserine, on m’en avait tant parlé. Les tireurs embusqués, la cité Ezzouhour, les martyrs, les manifestations, les protestations. Oui, Kasserine apparaît agitée, impatiente et turbulente, peut-être. Une tension, certainement… Les jeunes, décidément, en ont marre. Et la pauvreté en ronge plus d’un en raison de cette même plaie qui gangrène tout le paysage; le chômage. Voilà Kasserine, tel qu’on est amenée à se la représenter de l’extérieur. Là vit toutefois une petite famille de cinq qui, jour après jour, évolue dans ce contexte marqué par un degré d’insécurité plus élevé qu’à l’habitude. Lors de l’insurrection, ils ont eu peur, ensemble, tremblés dans les bras des uns et des autres. Les enfants se souviendront toujours du bruit des balles. Combien leur mère aurait voulu leur éviter pareil souvenir! La musique émanant du violon du petit garçon n’aura pas suffi à enterrer le cri strident des armes…

À quelques rues de là, de jeunes garçons errent dans les rues de la cité Ezzouhour et discutent d’une seconde révolution. Je ne serai pas la représentante du gouvernement qu’ils attendent impatiemment. Je les décevrai, à mon tour. Ici, toutefois, je tenterai de me rattraper : je vous en pris, aller à leur rencontre, gens influents, et donner des réponses concrètes à leurs revendications. Ils sont vos frères, non? Le futur, sinon…

Madhia se porte bien, jonchée sur la côte, au sud de la Tunisie. Parler de la révolution, ici, dans bien des cas, c’est déranger, importuner. Car Madhia n’a pas connu des troubles importants au moment de l’insurrection populaire majeure de 2011. Visiblement, les Mahdois se sentent moins concernés par l’agitation survenue au cours de la dernière année. Une dame m’interpelle en Italien, puis réattaque en français : vous êtes trop tard mademoiselle! Vous êtes arrivée trop tard; ça, c’était l’an dernier! Maintenant, il n’y a plus rien… Vous auriez dû venir l’année dernière! ». La légèreté et l’insouciance des gens du coin contrastent avec l’agitation et la colère de Kasserine. Sousse et Monastir font également partie de ces zones que l’on dit privilégiées, et ce, en raison, notamment, de l’importance du tourisme que l’on y retrouve. Mais que l’on ne s’y méprenne pas : à quelques minutes de louage de l’endroit où naquit et repose aujourd’hui Bourguiba – à Monastir –, on se retrouve à Sayada, une petite localité qui abrite de nombreux pêcheurs. Ici, on est clair : on se fiche bien de l’État et on vit très bien sans. Son inutilité demeure un fait avéré pour plusieurs. Dans leurs barques de pêcheurs, les hommes mènent une existence parallèle. Leur attache, c’est la mer; elle seule assure leur survie, comme le fait toute bonne mère…

Le poste de police complètement incendié témoigne du soulèvement que connut la municipalité. Juste en face, le café sert désormais de base aux policiers – vêtus ou non de leur uniforme. Mélangés aux autres, ils discutent. C’est ici, aux îles Kerkennah, que j’aurai l’occasion d’interroger un policier, une opportunité qui jamais ne se représentera, car les policiers, en Tunisie, ont reçu l’ordre de ne rien alléguer à propos de la soi-disant révolution. Arrive alors un « fou » – comme on les appelle ici –, qui déclame tout un discours aux hommes attablés dans le café. Certains l’ignorent, d’autres trouvent à répliquer à ses propos, mais la plupart rigolent… J’apprendrai finalement qu’il est l’un des produits de l’ancienne dictature et de ses actes de tortures… Dès lors, je préfèrerai toujours le terme « survivant » à celui – trop vulgaire en mon sens — de « fou »…

Gabès et ses cafés remplis de jeunes chômeurs…
J’y passe. On me raconte la violence que connut la ville au moment de l’insurrection.

Médenine et le trafic en tout genre. La frontière libyenne à proximité…

Djerba, où l’on m’assure que tout fut très calme et qu’encore aujourd’hui, tout est tranquille.
Le nom rattachement territorial crée-t-il une distance face à la réalité que traverse l’ensemble du pays?

Tozeur et le tourisme qui se meurt. Les agences européennes que l’on blâme – et avec raison : car plus question, pour ces dernières d’engager des Tunisiens natifs de la région. Non. Désormais, les emplois offerts par les agences de voyages sont comblés par les Européens eux – mêmes. Trouvez l’erreur. Encore ici, le tourisme, oui, mais à quel prix?

Les quelques jours passés à Tozeur sont marqués par ma rencontre avec des agents de police de la ville. Cette rencontre est motivée par le conseil d’un Tunisien qui – prévoyant – suggère aux étrangers que nous sommes de nous déclarer au poste de police. Des procédures qui, nous dira-t-on, proviennent du temps du régime benaliste. Le policier qui se présente à nous vêtu en civil manque décidément de professionnalisme. Son attitude est déconcertante, tant et si bien que j’ai peine à le prendre au sérieux… Ces pions du régime, pourtant, bénéficient parfois de la grâce de leurs concitoyens. Leur situation est reconnue : de pauvres gens qui cherchent à nourrir leur famille… Tortionnaires du régime, peut-être, mais surtout, pour plusieurs d’entre eux, des miséreux… Sans être trop empathiques à leur endroit, les Tunisiens savent le reconnaître et entretiennent des sentiments mitigés à leur endroit.

Gafsa me marquera. Sa pauvreté, l’itinérance importante que l’on y retrouve, la tension et l’agitation… Puis, Redeyef, à l’ouest. On connaît Redeyef en raison de ses mines de phosphate, certes, mais également, en raison de natifs de la région qui ont lutté de tout temps au nom de causes diverses, notamment en s’attaquant à la dictature et à la tyrannie. En arrivant à la Compagnie des Phosphates, les monticules de terre qui s’imposent au paysage ne laissent place à rien d’autre. L’endroit semble sans vie. Un homme, rompant l’impression première, nous interpelle. Il nous indique comment rejoindre les mineurs, sur le terrain…

Ils sont quelques-uns à être assis dans un petit abri, sans doute pour se protéger du soleil qui frappe dur à cette heure de la journée. Étonnés de nous voir, ils le sont, et fort accueillants ils seront. Ensemble, au milieu de ce chantier minier, nous discuterons pour nous retrouver ensuite dans la maison de l’un d’eux. Ne pas comprendre la langue implique de chercher ailleurs que dans la parole des histoires… Leurs mains sèches, endurcies par le travail qu’ils ont accompli… Leurs pupilles jaunies par les mauvaises conditions que présentent les mines et qui ne sont pas sans avoir de terribles conséquences sur la santé des hommes qui s’y fatiguent. Dure vie, on en convient, que celle des mineurs… Les tremblements dans leur voix en évoquant les évènements de 2008 – la crise du bassin minier – que l’on sut taire à l’époque et qui demeure encore aujourd’hui un événement nébuleux du règne benaliste… Ils sont touchants, ces hommes, non pas tant de par leur détresse, mais de par leur grande conscience et leur sensibilité déconcertante. Ici, en 2008 comme aujourd’hui, le taux de chômage est anormalement élevé. Et la ville souffre toujours de cette marginalisation qui, depuis longtemps, l’a tant affligée. Car on dit de Redeyef qu’elle est la municipalité des « révolutionnaires », des contestataires, à tout le moins. Face au quotidien pénible et lourd de la région, pas mal de jeunes d’ici ont choisi de prendre la mer, eux, en direction d’une Europe rêvée, devenue fiction. La réalité en rattrape rapidement plus d’un, parmi ces quelques-uns que la mer n’ingère pas avant…

Je sursaute à la vue du chariot d’un vendeur de cigarettes installé sur la rue principale qui traverse Thala. Le dictateur me dévisage, bébé aux bras. Une photographie jaunie datant de cette époque pas si lointaine durant laquelle le despote se faisait un devoir d’être de toutes les couvertures de journaux. Découpée de la publication puis plaquée à la vitrine du chariot du commerçant, la photographie surprend et questionne. Sachant qu’une appartenance au RCD est aujourd’hui soit condamnée, soit démodée – on ne sait trop —, l’affaire a de quoi déconcerter. Je demande et l’on m’explique, en riant : il a voulu prévenir les gens qu’une dictature pouvait revenir à tout moment… Il ne faudrait surtout pas l’oublier. Tout s’explique. Le poste de police incendié, lui, rappelle les agitations survenues lors de l’insurrection populaire. Mais Thala, que l’on nous avait décrit comme houleuse, nous apparaît bien calme en ce mois de juin. C’est un véritable plaisir d’y être, pour dire vrai, et d’en faire la connaissance par le biais de ses habitants. Partout, j’ai cette impression que pour plusieurs, notre venue brise une routine devenue douloureuse…

Le Kef est agréable à sillonner. L’ambiance est paisible. Les barbelés et la présence militaire près de plusieurs lieux nous rappellent toutefois que le pays traverse une période importante…
Je retiendrai malheureusement de Jandouba cette grande tension que j’y ai ressentie. On refuse spontanément de répondre à mes questions et l’on me fait sentir l’énervement que cela provoque chez eux. Pointant du doigt mon camarade tunisien, on s’indigne qu’un « salafiste » se balade ainsi avec une jeune femme comme moi… Sans saisir la langue, le jugement des gens me parvient et je préfère ne pas les importuner plus longtemps.

Bientôt, je reviendrai.

Bientôt, à la rencontre de ses gens qui colorent tout le pays.
Car derrière lui, ils étaient 10 673 800 histoires qui aujourd’hui, apprennent à se raconter en espérant la liberté, le travail et la dignité inchallah…

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Auteur:Marie-Laurence Rancourt

Marie-Laurence Rancourt poursuit des études en anthropologie à l'Université Laval, au Québec (Canada). L'anthropologie lui permet de fouiller des sujets en faisant preuve à la fois de rigueur méthodologique et de sensibilité. Elle s'intéresse au Moyen-Orient et veut y poursuivre ses recherches, notamment en Tunisie, fief du mouvement insurrectionnel qui a traversé plusieurs pays du monde arabe l'année dernière. L'écriture est au coeur de ses démarches.

Une Réponse à “À l’agora de la démarche journalistique et anthropologique, la karama inchallah”

  1. 27 septembre 2014 à 11:28 #

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