De Sfax à #Botzaris36, le voyage d’Ali

Une trentaine de Tunisiens sont toujours « coincés » dans le flou juridique et l’indifférence la plus totale des pouvoirs publics français. Sans papiers et non expulsables, ils sont parfois arrêtés, pour la forme, et relâchés. Après l’expulsion des locaux de la rue Botzaris, certains se sont enfuis, d’autres campent toujours dans le parc des Buttes Chaumont.

Parmi eux, Ali. Rencontré sur place, ce jeune homme de 25 ans, qui parait bien plus que son âge, a quitté Sfax, « au milieu de la Tunisie » pour trouver du travail en France « sortir de la galère » et aider sa famille, ses sept frères à qui il ne conseillera jamais de le rejoindre en Europe.

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Du paiement d’un passeur, 3000 dinars, à la déconvenue parisienne, en passant par une traversée de la méditerranée parmi 250 migrants, trois jours sans eau ni nourriture, Ali raconte son courageux parcours, financé par sa famille et ses amis.

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Aujourd’hui, Ali ment à sa famille. Tout va bien, leur dit-il, quand ils se parlent au téléphone. Travaillant dans le bâtiment, il est condamné à donner bonne impression et travailler en Europe pour rembourser son voyage. Dans l’indifférence la plus totale, nous dit-il, y compris de la part des médias français, plus intéressés par les archives trouvés rue Botzaris que par le sort des migrants.

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Auteur:Julie Gommes

Regarder, écouter, témoigner. Journaliste depuis 2001, elle a travaillé à la fois pour des rédactions print, web et pour des radios, avant de devenir formatrice au sein de la rédaction d'un journal francophone au Laos et d'enseigner le journalisme en Egypte.

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